Inégalités sociales, la balance penche du mauvais côté
Parlons du capitalisme, modèle économique occidental apparu au XVI ème siècle, ayant pour fondement la privatisation du capital et l’idée que, 20% des individus possédant 80% des richesses, doivent tirer la société vers le haut, en contribuant par le réinvestissement de leurs revenus dans l'économie, à l'amélioration du niveau de vie du reste de la population.

Néanmoins, cette théorie du ruissellement est vivement critiqué, selon une étude récente menée par la London School of Economics, elle renforcerait les inégalités sociales. 

En effet, dans les années 80, le processus de libéralisation entrepris par les américains, dirigé par Ronald Reagan, et les britanniques, dirigé par Margareth Tchatcher, avait largement participé à l’augmentation des disparités sociales. Le bilan : plus de croissance mais également, une nette augmentation de la pauvreté, l’apparition de violents mouvements sociaux et du chômage de masse. Comment ce système pyramidal basé sur l’enrichissement abusif peut-il perdurer ?

Les Etats Unis, puissance économique majeure, ont pu observer au cours des dernières décennies, un accroissement des inégalités de richesse : La population blanche est 15 fois plus riches que les autres communautés. Les patrons de grandes entreprises, qui gagnaient 30 fois plus que leurs ouvriers il y a 30/40 ans, gagnent 400 fois plus aujourd’hui. Les salaires des gestionnaires d’affaires se situent dans le milliard de dollars alors que des centaines de milliers de cadres moyens voient leur niveau de vie baisser. Les frais universitaires ont quadruplé en l’espace de 30 ans, passant de 20 000 $ à 80 000 $ en moyenne et constituant une bulle spéculative majeure de 1500 milliards de dollars due à l’endettement de la majorité des étudiants. Le système de santé et les aides sociales pour les plus pauvres sont inexistantes.

A contrario, au lieu de réinjecter les profits des multinationales dans l’économie Américaine, ont les laissent s’affranchir de leur fiscalité étatique. Par l’intermédiaire de mécanismes financiers frauduleux elles arrivent à faire baisser leur taux d’imposition sur les bénéfices à 8 % en moyenne. De plus des centaines de milliards par an s’échappent dans les paradis fiscaux, bien loin des réinvestissements potentiels dans les services publics. Bien sûr cette évasion fiscale est organisée par de grandes banques pour lesquelles il n’y a jamais de sanction pénale forte. Les lobbyistes se croient supérieurs aux états, protégés par des politiques et les médias.

L’une des conséquences de cette mauvaise répartition des richesses est un renforcement du phénomène de reproduction sociale. En effet les chances de réussir sont amoindries pour les classes populaires car les universités deviennent trop chères. Ainsi on voit l’avènement d’une nouvelle noblesse aux E-U avec les avocats, les traders, les PDG et les médecins, sortant des plus grandes écoles Américaine. Dans ce système inégalitaire, détruit par la finance et profitable a une minorité captant la richesse, il devient important de rééquilibrer la balance si l’on souhaite transiter vers un monde meilleur, plus juste.

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