En effet, la méthodologie utilisée pour prouver que la chloroquine est un traitement nécessaire pour lutter contre le coronavirus, ainsi que, les éventuels effets secondaires de cette dernière, font débattre une partie du corps médical au sein de l’hexagone. Finalement, le 9 Avril dernier, Emmanuel Macron vient en visite à Marseille. Il était temps de s’intéresser à ses travaux. Effectivement, depuis plusieurs mois, le Professeur Raoult nous vante les mérites d’un traitement à l’hydroxychloroquine et dévoile à présent des résultats extrêmement satisfaisant.
A l’image de l’étude menée en mars dernier par le professeur Zhong Nanshan, grand expert de la médecine respiratoire en Chine et à l’origine de la découverte du SRAS en 2003, l’analyse effectuée, par le Professeur Raoult dans le protocole Hydroxychloroquine + Azytromicine, permet également de mettre en évidence une réduction évidente de la charge virale. Ainsi, 76 768 tests ont été réalisé sur 32 085 patients. Parmi ces patients, 4 296 personnes ont été testées positives et 2 628 ont été traitées par le protocole pour seulement 10 décès, ce qui équivaut à un taux de mortalité inférieur à 0.5%, « C’est le résultat le plus spectaculaire actuellement au monde », nous affirme le Dr Raoult.
Ainsi, par ces conclusions, l’infectiologue répond à ses détracteurs qui lui reprochent de contourner la méthodologie et d’utiliser un médicament à fort toxicité. Force est de constater que les marginalisés de la sphère politique et scientifique n’ont rien compris au métier du praticien qui a, semble-t-il, agi dans l’urgence avec pour seul objectif, de sauver des vies. Pour information, la chloroquine était distribuée sans ordonnance il y a deux mois. Elle est aussi utilisée, depuis des décennies, sur des milliards de personnes, pour lutter notamment contre le paludisme et est actuellement prescrite par un très grand nombre de médecins.
Cependant, cette polémique a éveillé une partie de l’opinion public qui a décidé d’ériger Didier Raoult, en héros ! Il incarne une image rebelle, qui sort des codes et affronte l’autorité. Ce soutien spontané montre une fracture entre les hommes de terrain et les responsables politiques, entre la société et ceux qui la dirigent. Le gouvernement sent cette cassure, d’où le discours de Mr Macron devant l’hôpital militaire à Mulhouse, nous rappelant à la solidarité, a l’unicité. Dans sa dernière intervention, le chef de l’Etat met une nouvelle fois l’accent sur l’union national : «il faudra bâtir un autre projet, un projet français, une raison de vivre ensemble profonde, je tacherais de dessiner le chemin qui rend cela possible ». Par ses propos et en se déplaçant à la cité phocéenne, le président de la République tente de nous rassembler, mais aurait-il déjà oublié que lui et son gouvernement sont les principaux responsables de la division et du matraquage des français depuis plus d’un an ? (On oublie trop vite la période gilets jaunes !).
