La chaine de contamination chauve-souris, pangolin, homme ou labo P4 ? Quel est l’historique de ce virus ? Depuis plusieurs semaines, un laboratoire de Wuhan, le Wuhan Institute of Virology, est au centre de multiples interrogations. Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, a récemment indiqué que son pays « enquêtait » en parti sur ce laboratoire pour faire toute la lumière sur les origines du virus. Bluff ou pas bluff ?… Tu bluffes Martoni ! Les Etats-Unis n’essaieraient-ils pas de brouiller les pistes ? Pour le moment la théorie la plus probable, et de loin, est celle du dérèglement climatique dû à l’impact de l’homme sur la nature.
Tout d’abord, l’épidémie de corona révèle l’ampleur de la menace que représentent les maladies infectieuses pour nos sociétés. Les scientifiques occidentaux craignent la recrudescence de ces maladies du fait du réchauffement climatique et de la capacité qu’ont certaines espèces à migrer et à s’adapter à leur nouveau milieu. Dans un monde globalisé, les moustiques ou les tiques, vecteurs de nombreuses maladies, ont su traverser océans et continents et ont tranquillement colonisés nos milieux tempérés. Du fait de la hausse des températures hivernales, de la hausse de la période d’activité et de reproduction de ces espèces, leurs maladies pourraient être transmises de façon continue. De plus, dans les régions arctiques, le pergélisol, sol gelé depuis des milliers d’années, devrait perdre 70% de sa surface d’ici 2100. La fonte de ce sol réveillerait bactéries et virus inconnus ou oubliés, conservés dans sa glace depuis des centaines de milliers d’années.
Le réchauffement climatique et la mondialisation renforcent donc la multiplication de nouveaux virus et la vitesse de leur diffusion à l’échelle du globe. Cependant, il faut aussi prendre en compte l’importance des causes de leur transmission. Plusieurs publications dans la revue nature mettent en évidence le rapport entre le virus et la contamination humaine via des animaux qui ont servis de réservoir à la maladie. On appelle zoonoses, ces animaux qui se sont retrouvés porteur de virus du fait de la destruction de leurs écosystèmes par les humains. Les exemples de ce type de contamination sont nombreux : le virus NIPAH du début des années 2000, le SRAS en 2003 ou encore le MERS en 2012. Pour l’OMS, 60% des maladies infectieuses seraient d’origines animal.
Ces betacoronavirus, tel que le corona, ont la capacité de faire le saut d’espèces et de se retrouver au contact de l’homme. On constate que, pour ses besoins primaires, l’être humain détruit des espaces naturels, ou, dans des cas d’insécurité alimentaire, se met à consommer des viandes de brousses favorables au développement de nouvelles bactéries. L’industrialisation des espaces oblige les animaux à migrer vers de nouveaux habitats. Cette migration fait se rencontrer une faune sauvage abritant de nouveaux virus avec des espèces animales consommées par l’homme. Ainsi, cette faune autrefois prisonnière de son milieu naturel véhicule des maladies à l’homme du fait de la destruction de son territoire.
Finalement, cette crise sanitaire parait être une crise écologique. En effet, nous détruisons des barrières naturelles ce qui favorise les contaminations. Ainsi, lutter contre la vulnérabilité alimentaire, retransformer notre façon de consommer et de produire, en repensant notre rapport à l’écologie, parait nécessaire. Protéger notre environnement et les populations vulnérables face à la faim doit être la priorité des occidentaux. Affectés par ces maladies, nous sommes aussi responsables de leurs naissances. La santé humaine est étroitement liée avec celle de la nature et de l’équilibre de ses écosystèmes. Laissons planer les hypothèses mais tous les virus ne sortent pas des labos, quant aux vaccins, déstabilisant notre immunité, ils ne sont pas forcément l’ultime solution. Néanmoins, une chose certaine, c’est que les capitalistes et leur progressisme détruiront plus qu’ils ne soigneront !
