Cela fait maintenant plus de 2 ans que l’épidémie, initialement partie de la région de Wuhan en Chine, sévie à travers le monde. Depuis l’alerte lancée le 31/12/2019 par l’OMS, la grande majorité des gouvernements sont entrés dans un brouillard de guerre des plus épais. Avançant à tâtons dans une lutte sans fin, contre une pandémie qui a profondément déstabilisé leur économie, dégradé le tissus social de leur société, mis en exergue les dysfonctionnements internes à chaque état, et qui d’un point de vue juridique, a sérieusement détérioré les droits et libertés de nombre de citoyens. Pourquoi face à une telle déstructuration globale, d’autant plus subversive, qu’elle a renforcé l’ensemble des grandes fortunes et multinationales sans véritablement mettre à mal la puissance chinoise, les chefs d’états ne s’interrogent-ils pas davantage ? Comment est-il possible, dans une situation aussi grave, de ne pas s’attarder sur les origines d’un virus responsable de l’accélération de ces disparités ?
Force est de constater que, sans l’initiative de Brice Perrier, journaliste français impliqué dans l’affaire des origines du SARS COV-2 depuis 2020, détaillant l’intégralité de ses découvertes dans un livre nommé « SARS-COV-2, Aux origines du mal », et, sans l’acharnement du groupe DRASTIC, collectif d’experts pluridisciplinaires, ayant lancé leurs propres recherches sur l’origine de la pandémie, nous serions encore à nous prévaloir de cette unique affirmation : une transmission naturelle de l’animal à l’homme. Mais, aujourd’hui, le récit implacable de la zoonose, imposé le 19 février 2020 par une panoplie de 27 experts en santé public de renommée mondiale, postulat repris en masse par les revues britanniques scientifiques de référence « Nature » et « The Lancet », ne fait pourtant plus l’unanimité. Grâce au travail de professionnels restés sceptiques, notamment vis à vis des conclusions hâtives transmises par l’Organisation Mondiale de la Santé en Janvier 2021, une nouvelle hypothèse s’étoffe : la fuite d’un laboratoire.
A présent, de nombreuses enquêtes explorent les différents points de divergences de cette affaire. Ainsi, Mediapart et Envoyé spécial, dans leurs documents respectifs : « Hypothèse d’une fuite de labo : les Etats-Unis au coeur de l’enquête sur l’origine du Covid-19 » et « Covid-19 : enquête sur le mystère des origines d’une pandémie mondiale », ont révélé les éléments suivants : Plusieurs laboratoires de virologies de moindre sécurité, P3 et P2, sont situés à une centaine de mètres du marché de Wuhan, zone d’émergence du virus SARS COV-2. Ensuite, qu’au sein de ces lieux de recherche, sont en partie pratiqués depuis plus d’une décennie, principalement entre Shi Zhenghli, chercheuse vedette de l’institut de virologie de Wuhan et le virologue américain Ralph Baric, des manipulations génétiques sur des coronavirus. Mais également, que le but de ces expériences, aussi nommées « gains de fonction », est de rendre des virus plus pathogènes pour l’homme par la modification de la protéine spike, protéine en forme de pointe émergeant de l’enveloppe virale des coronavirus.
Cependant, selon certains de leurs confrères virologues, le site de clivage à la furine, inséré dans la protéine spike, particularité intrinsèque au SARS COV-2, responsable de sa forte contagiosité encore jamais vu auparavant pour un virus de cette famille, ressemble étrangement au résultat qu’aurait pu donner les recherches sino-américaines en « gains de fonction ». Aussi, en février 2020, Shi Zenghli, spécialiste mondial des coronavirus provenant des chauve-souris, annonce dans la revue « Nature » avoir trouvé un virus, dans ses échantillons, s’apparentant à 96% à celui du SARS COV-2 responsable de la pandémie : le RaTG13. Seul bémol, la base de données en possession de l’institut de virologie de Wuhan, cartographiant la séquence du RaTG13 a été malheureusement mise hors ligne le 12 septembre 2019, soit environ trois mois avant la pandémie. Shi Zhenghli, la principale intéressée, a expliqué que cet incident avait été causé par une web-attaque, jusqu’alors aucune enquête n’a pu aboutir sur ce sujet brûlant.
La Chine sait relativement bien dissimuler les informations. Elle l’a prouvé en étouffant complètement la tentative d’enquête menée par l’OMS. L’encadrement fait par les autorités chinoises autour des différents experts internationaux en présence leur a limité l’accès à l’information. Ils se sont contentés de recopier les conclusions chinoises sans pouvoir investiguer librement. De plus, dans ce contexte pandémique, les manœuvres du Parti Communiste Chinois sont d’autant plus suspectes qu’elle ont été mis en cause, à la fois par sa propre population et par la communauté internationale. Néanmoins, le Parti au pouvoir a montré qu’il était capable de protéger ses intérêts en diffusant la rumeur selon laquelle le virus serait originaire, non pas de Chine, mais des États-Unis. Cette stratégie d’influence a été décryptée en détail dans l’étude de cas sur l’opération « Infektion 2.0 » développé par l’ISERM dans son rapport « les opérations d’influence chinoises – un moment machiavélien ».
Quoi que dise Pékin, les doutes subsistent et comme l’indiquait Jacques Blamont, membre de l’Académie des sciences, et professeur émérite à l’université Paris-VI, dans son ouvrage « Introduction au siècle des menaces »les risques de guerres bactériologiques sont bien réels. à plus forte raison depuis que le Japon a procédé à des épandages aériens de bactéries durant la seconde guerre mondial ou, lorsque les soviétiques s’étaient structurés un réseau pilotant un énorme programme de mise au point d’armes biologiques, connu sous le nom de $>Biopreparat. On pourrait penser qu’entre préparer des virus en laboratoire, les stocker et en faire une arme à disséminer sur des populations, il y ait une marge non-négligeable, mais l’expérience engrangée depuis la seconde guerre mondiale et l’essor des connaissances et technologies en virologie acquis ce siècle, rend malgré tout cette idée tout à fait plausible.
Conjuguée avec la recrudescence, ces dernières années, d’épidémies (virus NIPAH, grippe H1N1, ebola, MERS, SRAS…) et le fait que l’on annonce depuis longtemps les risques de pandémies liées au réchauffement climatique et à la mondialisation, il serait opportuniste, pour un public malintentionné, de se servir de cette réalité épidémique afin d’élaborer une arme bactériologique. Dans un monde sous tension (prolifération des armes nucléaires, terrorisme, théorie de « l’effondrement« évoqué par de nombreux chercheurs), l’instabilité globale environnante, aurait pu tenter certaines puissances aux ambitions démesurées, à provoquer un déséquilibre, de façon à instaurer définitivement leur politique au monde, et cela, avant qu’un cataclysme climatiquo-socialo-financier imminent et non maîtrisé, ne les en empêche. Mais ne rentrons pas dans une quelconque propagande qui pourrait très vite être jugée de complotiste. « Un vrombissement se fit entendre. Une lueur rouge toucha les pointes des rochers dressés. Le dragon arrivait. » JRR Tolkien
