GAÏA & L’Homme
"Ce que nous déciderons de faire pour les vingt prochaines années déterminera le futur de la vie sur terre".

Dans la mythologie Grecque, Gaïa, la terre-mère, enfantée par le ciel et les flots fit naitre par des pluies fertilisantes, végétations luxuriantes et faune sauvage. Elle créa différents milieux, différents écosystèmes interconnectés, des zones côtières aux eaux profondes où se concentre 90% de la vie marine, des régions boisées aux forêts tropicales captant le CO2 et créant l’oxygène, des déserts arides aux grands glaciers réservoirs d’eau de la planète et réfléchissant le flux solaire. Espèce la plus évoluée, consciente d’elle-même et de son environnement, l’homme, devint le gardien de la terre et du monde du vivant, le responsable de l’équilibre des écosystèmes indispensables à sa survie.

Grand bâtisseur à l’esprit innovant, il a su développer des civilisations et organiser des sociétés dans lesquelles il s’épanoui aujourd’hui. Sa soif de pouvoir et d’enrichissement l’a poussé à s’enfermer dans des systèmes progressistes toujours plus profitables mais plus polluants. A présent, il lui est difficile de trouver un secteur d’activité non-impactant pour son environnement. Les technologies, friandes de terres-rares et non-recyclables sont un désastre pour l’écologie. La santé, a laissé place à l’industrie pharmaceutique détruisant médecine naturelle à base de plantes et soins alternatifs. L’agro-alimentaire, a pulvérisé la consommation locale et l’agriculture raisonnée, elle a également dégradé les sols et réduit leur fertilité. L’industrie, le transport et les énergies, pièces maîtresses de son système économique globalisée, sont les grandes responsables de la pollution des eaux, des sols et de l’air, des déforestations, de l’épuisement des ressources, des déséquilibres des écosystèmes, et pour finir, de l’anéantissement des espèces sauvages. Ces dernières ont d’ailleurs diminué de 60% au cours du demi-siècle passé. Ces transformations à grande échelle font surchauffer la planète et la fonte des glaces s’accélère. Ce phénomène apporte un énorme volume d’eau douce dans les océans ce qui affecte leurs salinité et perturbe les courants océaniques détruisant les écosystèmes marins et côtiers. La hausse du niveau des mers et la désertification des terres rognent les littoraux et affament des populations, conjugués aux catastrophes climatiques, 50 à 700 millions d’êtres-humains devront migrer d’ici 2050.

Le grand architecte de ce monde voit ses fondations se fragiliser mais semble continuer dans la même direction, et ce, malgré l’alerte environnementale déclenchée par la pandémie de coronavirus. En mars 2020, l’homme a accéléré la déforestation de l’Amazonie avec plus de 279% d’arbres détruits par rapport à l’année précédente. En passant par la Banque Centrale Européenne, il a privilégié un plan de relance de 750 milliards à destination des marchés financiers et des entreprises polluantes européennes. Il en a ainsi oublié l’économie réelle et ses besoins sociaux, écologiques et sanitaires. Paradoxalement, il a choisi d’installer BLACKROCK, monstre de la finance détenant des parts dans les plus grandes banques du monde et les plus grandes compagnies pétrolières, à la Commission Européenne pour la réalisation d’études sur les finances durables et en conseiller environnemental.

Il devient alors essentiel pour ce funambule de trouver un équilibre avec son hôte, Gaïa, celle qui a donné la vie et qui lui permet de vivre. De lui restituer ce qu’elle lui donne afin qu’elle puisse se régénérer. De préserver la biodiversité plutôt que de la détruire avec son système économique. Par sa consommation irraisonnée de la terre, l’homme deviendra la principale cause de son extinction. La crise sanitaire lui donne la chance de changer en profondeur son rapport à la nature. Le temps est venu de prospérer avec elle !

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